Norma
Bellini Vincenzo
Numéro publié sous la direction de Chantal Cazaux
Points de repère
Jean Cabourg : Argument
Chantal Cazaux : Guide
d’écoute
Felice Romani : Livret intégral
Yseult Pelloso : Nouvelle traduction française
Rodolfo Celletti : Le style vocal
Friedrich Lippmann : Un grand poète lyrique
Étienne Barilier : Les larmes de Chopin
Emmanuel Reibel : Norma, la lune et le feu
André Tubeuf : Forcément few s’ils doivent être happy
Jean-Charles Hoffelé : Discographie
Jean-Charles Hoffelé : Vidéographie
Elisabetta Soldini : L’œuvre à l’affiche
Calendrier des premières représentations
Au Teatro alla Scala
À travers le monde (1986-2006)
Chantal Cazaux : Bibliographie
Chantal Cazaux : Index
Sélection CD, DVD et livres
par Jean Cabourg, Alfred Caron, Chantal Cazaux, Pierre Flinois,
Jean-Charles Hoffelé,
Christian Merlin, Denis Morrier, Timothée Picard, Pierre Rigaudière
et Didier van Moere
Parlons-en...
Piotr Kaminski : Clockwork « Mozart »
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Norma
Bellini Vincenzo
Avant Scène Opéra
N°236
ISBN 2-84385-235-0
Année de parution 2007
120 pages
nouvelle édition, janvier 2007
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22 €
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20 € |
| Edition disponible en 1 seul fichier PDF |
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Point de repères
Emotion et violence. Norma
est sans doute aujourd’hui l’opéra le plus emblématique de Bellini,
et l’un des rôles-clés du répertoire – au point d’avoir imprimé son
aura à certaines interprètes de manière quasi fusionnelle. Situé au
cœur des années fastes du melodramma romantique italien, il en
adopte le déploiement expressif de l’écriture vocale, tout en
innovant aussi par un mélange inattendu d’émotion élégiaque et de
violence, de passion et d’austérité.
Lire le Guide d’écoute de Chantal
Cazaux, page 8
Le style vocal. On pourrait affirmer
non sans raison que Norma est un opéra néoclassique, et soutenir
aussi sérieusement que c’est un opéra romantique. Cette ambiguïté
réside dans les personnages, dans le décor, dans la langue du
librettiste Felice Romani, dans les mélodies, dans la vision
d’ensemble de Bellini. Norma est, simultanément, « théâtre en
cothurnes » et drame romantique ; l’œuvre mêle tragédie et lyrisme
; elle présente, à la source des mélodies, certaines concessions
belcantistes, mais elle n’est pas belcantiste.
Lire l’étude de Rodolfo Celletti,
page 60
Un grand poète lyrique. Norma, œuvre majeure du
romantisme italien, comprend un grand nombre d’innovations dans sa
structure musicale. Les unes sont dues au génie propre de Bellini,
les autres résultent de l’étroite coopération du compositeur avec
son librettiste Felice Romani. Ce dernier a même eu une influence
décisive sur Bellini, comme le montre par exemple la conception du
premier finale.
Lire l’étude de Friedrich Lippmann,
page 64
Les larmes de Chopin. Qu’est-ce qui, chez Vincenzo Bellini,
fascinait à ce point Frédéric Chopin ? La réponse tient en un mot
fort simple, et profondément énigmatique : le chant. Mais en quoi
le chant peut-il concerner à ce point un compositeur pianiste ?
Telle est bien la question.
Lire l’étude d’Etienne Barilier,
page 67
La lune et le feu. Norma a trahi la lune. Infidèle à ses vœux de
chasteté, elle a eu deux enfants du proconsul romain Pollione. Son
sacrilège est tant politique que religieux. L’équilibre du sacré
est rompu. Entre l’astre tutélaire et la grande prêtresse, la
faille de la faute impose ses béances. Offrir son corps à la
flamme, c’est alors effacer la souillure, rétablir l’intégrité de
sa fonction déchue, et renouer avec la transparence lunaire.
Lire l’étude d’Emmanuel Reibel,
page 70
Norma boréale. Laissons-nous rappeler cela d’abord : que Norma nous vient du Nord. La
légende est du Nord, les personnages aussi, et le ciel, et la lune,
et les passions, absolues, pieusement violentes. Ce qui y chante,
sont-ce du moins des voix d’Italie ? Ce n’est même pas sûr. Norma
ne fut jamais à l’ordinaire des provinces, mais au dessert des
princes. Il y fallait, en plus de tout le reste, l’assoluta
absolue.
Lire l’étude d’André Tubeuf, page
73
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